C’est votre participation qui nous fera avancer !

Voici en pièces jointes le tract d’appel au Forum citoyen.

Rediffusez-le, imprimez-le, affichez-le, distribuez-le !

A vendredi prochain au Forum ! C’est votre participation qui nous fera avancer !

Cordialement,

Helmut et Monique

Pour la coordination FdG 92

Tracts et affiches:

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Le compte à rebours est lancé: Mettons la cerise sur le gâteau!

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Chers amis, chères amies,

Tandis que l’Europe se divise face à la crise des réfugiés, notre mouvement européen contre les TTIP/ Tafta et CETA grandit et gagne en puissance. 2,78 millions de personnes ont déjà signé notre Initiative Citoyenne Européenne (ICE), 700 villes et régions se sont déclarées symboliquement « zones hors TTIP/Tafa », et tout récemment un réseau de petites et moyennes entreprises a rejoint notre collectif. Nous battrons à nouveau les pavés, ensemble, le samedi 10 octobre, à Berlin, Amsterdam, Londres, Paris, Oslo et bien d’autres villes à travers l’Europe. Vous trouverez  ici  la carte qui centralise la liste des événements de cette journée internationale d’information et de mobilisation.
La période de collecte des signatures pour notre ICE se termine le 6 octobre (dans 19 jours), il ne nous reste donc plus énormément de temps pour faire exploser les compteurs. Avec seulement 220 000 signatures manquantes, la barre des 3 millions est néanmoins à notre portée pour pouvoir terminer en beauté ! Beaucoup d’entre vous se sont déjà engagé à collecter 5, 10 ou même 50 nouvelles signatures avant le 6. Pour ceux qui ne l’ont pas encore fait, engagez- vous aussi ! Dès que vous aurez complété le formulaire en ligne, nous vous donnerons des idées et des conseils pour vous aider à récolter des signatures.
Nous sommes très exités à l’idée de nous rendre à Bruxelles, nos bagages remplis de signatures, pour célébrer le succès de cette ICE. Rejoignez-nous, car c’est aussi votre victoire ! Nous remettrons officiellement les signatures le 7 octobre à l’occasion d’une action festive. Nous nous donnons rendez-vous à 10h30 au rond-point à côté de la station de métro Schuman (s’il y a des changements vous trouverez les infos sur notre page Facebook ). De là, nous nous rendrons ensemble devant le bâtiment de la Commission pour conclure cette Initiative Citoyenne Européenne avec force et aussi lancer notre journée Internationale d’Action !
Salutations cordiales,
Votre équipe du ICE Stop TTIP
(Michael Efler, Stephanie Roth et Cornelia Reetz)

 

 

Forum citoyen – invitation

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Cher-e-s ami-e-s, cher-e-s camarades,

Le Front de Gauche, la Fabrique Coopérative de l’Ile de France, l’appel pour un rassemblement citoyen et de nombreuses initiatives citoyennes, convergent le 7 Septembre à 19h au Gymnase Japy (Métro Charonne) dans un forum citoyen pour les élections régionales des 6 et 13 décembre 2015.

En discussion: quel programme ? quelle démarche citoyenne et quelle méthode de notre liste ? Quels identifiants éthiques et civiques de notre campagne ?

Le collectif Front de Gauche de Montrouge vous propose un départ collectif pour se rendre au forum citoyen:

 

Rendez-vous le lundi 7 Septembre dès 17h30  sur le parvis de l’église Saint Jacques pour un départ à 18h.

l’évenement Facebook du Forum Citoyen:

https://www.facebook.com/events/440087242861995/permalink/440087819528604/

Fraternellement,

Le Collectif Front de Gauche Montrouge

25, rue Lafontaine, 92120 Montrouge

sur Facebook: https://www.facebook.com/fdgmontrouge

sur Twitter: @FdG_92120

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Onze points mélancoliques sur le devenir de la situation grecque

En juillet, au lendemain du non au référendum grec, le philosophe Alain Badiou espérait, dans «Libération» qu’une nouvelle séquence s’ouvrirait. Quelques heures avant la démission d’Aléxis Tsípras, il déplorait que cette occasion politique «unique» ait été manquée par le Premier ministre grec et ses conseillers.

1 On avait cru comprendre que Syriza, vainqueur des élections en Grèce, avait pour mot d’ordre un vigoureux «non» à l’austérité ; qu’il allait donc refuser catégoriquement toutes les conditions antisociales, régressives, portant atteinte aux principes les plus élémentaires de l’aspiration à l’égalité et à une vie populaire acceptable, dont les autorités financières diverses et leur couverture européenne faisaient la condition de leurs prêts. Beaucoup se réjouissaient alors de la possibilité qu’émerge, en Europe, une orientation politique enfin absolument différente du consensus réactionnaire dans lequel tous les Etats, depuis trente ans, maintiennent leurs opinions publiques, de gré ou de force.

2 Bien entendu, on pouvait déjà trouver bien des arguments pour modérer cette espérance. Ne serait-ce que ce mot très malheureux, «austérité», qui laissait entendre qu’on pourrait avoir son contraire (qui est quoi ? le «bien-être» ?) sans changer grand-chose. Alors que tout semblait indiquer que les adversaires, les gens au pouvoir et leurs commanditaires de l’économie sauvage mondialisée, n’avaient pas la moindre intention de changer quoi que ce soit, et entendaient même consolider et aggraver la tendance dominante dont ils sont les gestionnaires et les profiteurs. On remarquait aussi le péril que représentait l’acceptation, pour parvenir au pouvoir, de règles immuables : élections, majorités incertaines, peu de contrôle sur l’appareil d’Etat, encore moins sur les puissances financières, tentation organisée du compromis corrupteur, bref, une marge de manœuvre très étroite. Et enfin on voyait que Syriza n’entretenait pas vraiment, avec la masse des gens, des liens politiques étroits et organisés : son succès était un succès d’opinion, versatile par définition, et surtout incontrôlé, sans garantie contre l’assaut, interne comme externe, des opportunismes pour lesquels parvenir au pouvoir et y rester est la seule règle. Pour toutes ces raisons, j’appartenais au camp des sceptiques.

3 Je dois avouer qu’autant les cinq mois de «négociations», sans que le gouvernement Tsípras prenne quelque initiative spectaculaire que ce soit, étaient décourageants et donnaient raison à mon pessimisme argumenté, autant la décision de recourir au référendum et plus encore son excellent résultat (un «non» franc et massif aux créanciers) pouvaient être interprétés comme ce qui allait ouvrir, enfin, une séquence politique absolument nouvelle. Il semblait qu’une véritable aventure soit à l’ordre du jour, dans une dialectique retrouvée entre l’Etat et son peuple. J’ai témoigné dans ces colonnes de cette espérance (1).

4 Nous pouvons dire qu’il n’en était rien, et que notre jugement a été trompé.

5 Qu’imaginait-on, semble-t-il à tort, qu’il puisse se passer ? Eh bien, tout simplement, que le gouvernement grec et qu’Aléxis Tsípras définissent une nouvelle étape de leur politique, en décidant de tirer les conséquences du référendum et de lui seul. Ce qui revenait à dire : il y a désormais un mandat populaire impératif pour refuser, catégoriquement – et conformément du reste au noyau dur du programme de Syriza – les mesures demandées par les créanciers. Et cela devait être dit, non seulement sans déclarer que la Grèce quittait l’Europe, mais, tout au contraire, en déclarant explicitement et fortement qu’elle restait dans l’Europe – comme le veulent la majorité des Grecs. Et que les décisions grecques à venir, prises par l’Etat sous l’autorité et la surveillance d’un peuple mobilisé, donneraient, à tous les peuples et à tous les gouvernements, l’exemple d’une nouvelle et libre manière d’être dans l’Europe.

6 Il était, dans la foulée du référendum, possible de renvoyer la balle dans le camp des eurocrates, en ces termes : nous sommes dans l’Europe et dans l’euro, mais nous sommes mandatés par notre peuple pour un refus catégorique de vos conditions. Il faut reprendre la négociation sans répéter la grave erreur de ces conditions, lesquelles, le référendum le montre, travaillent contre l’Europe des peuples et non pour elle. Cela devait faire l’objet d’une déclaration solennelle le soir du référendum, en soulignant avec force les trois points : aucun refus de l’Europe, aucune acceptation des conditions posées pour payer des dettes économiquement injustifiées et impayables, un nouveau chemin ouvert à tous pour une Europe des peuples et non des banques.

7 Une politique n’existe que si on substitue, au problème posé par l’adversaire, un problème différent. L’adversaire dit : ou bien vous m’obéissez, ou bien vous quittez l’Europe. C’est lui et lui seul qui constitue et brandit le Grexit. Le gouvernement grec ne doit aucunement répondre en jouant la même pièce de théâtre que celle des Européens, avec la méchante maman allemande, le gentil mais timide papa français et le mauvais petit gamin grec, pièce de théâtre dans laquelle, hélas, il semble que Tsípras se soit en définitive installé. Pourquoi ne pas répondre inlassablement : «le Grexit n’est pas dans notre horizon. Il n’en est pasquestion. Notre problème est : ou vous changez vos conditions après négociation, ou nous inaugurons, dans l’Europe, dont vous n’avez aucun moyen de nous exclure, et en assumant toutes les conséquences, une autre façon de traiter la crise, autre façon à laquelle nous proposons que se rallient tous les gouvernements s’il y en a qui en sont capables, et toutes les forces politiques disponibles dans l’Europe tout entière» ?

8 Autrement dit ; il n’y avait peut-être pas, quant à la question monétaire, de plan B immédiatement praticable (et encore, ce n’est pas du tout certain), mais il y avait, et il fallait le porter sans faiblir, un problème politique B, irréductible au problème «vous acceptez, ou c’est le Grexit !». Telle n’a pas été l’attitude de Tsípras et du groupe qui le conseille et le soutient. Ils ont accepté de jouer le rôle de l’élève capricieux, mais qui fera des progrès, dans la pièce de théâtre montée par le sérail capitaliste européen. Ils se sont, lentement mais sûrement, installés dans les termes du problème adverse, et ils continuent jour après jour à le faire, uniquement pour faire croire qu’il est bon qu’ils soient au pouvoir plutôt que les autres partis grecs (autres partis avec lesquels ils vont gouverner bientôt !). En réalité, si les choses sont comme ils disent eux-mêmes qu’elles sont, partir serait plus digne, et préparerait infiniment mieux l’avenir. Ce genre de capitulation est pire que la complaisance molle et abjecte des gouvernements antérieurs, parce qu’elle affaiblit un peu plus l’idée, déjà très malade en Europe, d’une véritable indépendance politique, et cela pour des gains insignifiants, voire même au prix d’une sensible aggravation de la situation populaire.

9 Dans toute cette affaire, le référendum, et lui seul, créait une situation que je dirais pré- événementielle. Le gouvernement en appelait au peuple. Le peuple répondait positivement, et attendait que le gouvernement réponde à sa réponse dans le registre de l’acte. C’était un moment unique. Aléxis Tsípras a «répondu» en disant… qu’il continuait à faire comme avant. Il a refusé toute pertinence, dans le registre de la décision politique, à cela même qu’il avait organisé. Ce qu’on peut dire d’une telle attitude n’est pas même une question de droite ou de gauche : Tsípras et ses conseillers se sont montrés incapables de faire ce qu’ont pu faire, je ne parle même pas des grands révolutionnaires, mais des conservateurs comme de Gaulle ou Churchill. Ils n’ont pas voulu ou pu prendre – ce qui est rare, c’est vrai – une décision politique véritable : celle qui crée une possibilité neuve, dont il va falloir explorer les conséquences, en mobilisant pour ce faire, bien au-delà des seules autorités politiques, tous ceux qui sont saisis par l’urgence de l’acte. Ils n’ont pas adopté envers les bureaucrates européens le style de Mirabeau et des députés du tiers état en 1789, sommés par le roi de se disperser : «Nous sommes comme vous dans l’Europe et l’euro. Contrairement à vous, nous sommes porteurs, par la volonté du peuple, d’une autre vision et de l’Europe et de l’euro. Si vous voulez le Grexit, dites-le clairement, et essayez donc de nous l’infliger par la force !».

10 Bref : la faute, à mes yeux, de Tsípras et de son groupe est, tout simplement, de n’avoir pas fait de politique quand, miraculeusement, et peut-être pendant quelques heures (le soir du référendum ?) il dépendait d’eux d’en faire. Après ce manquement, je crains que nous retournions au micmac ordinaire : la Grèce ne signifiera plus rien pour personne, elle paiera ce qu’elle peut, les gens seront un peu plus démoralisés et misérables, et on oubliera tout cet épisode dans le grand chambardement du capital planétaire.

11 S’il y a un enseignement des grands moments de l’histoire, c’est que l’occasion politique est rare, et qu’elle ne revient pas. Depuis le XIXe se définit ainsi : ne jamais saisir en acte l’occasion rare de faire exister une possibilité politique neuve. Mais au contraire, travailler avec acharnement à faire comme si cette occasion n’avait jamais existé. Aléxis Tsípras et son équipe gouvernementale sont-ils les nouveaux sociaux-démocrates, dont le capitalo-parlementarisme a grand besoin, vu la vilenie constante et fatiguée des anciens ? Si c’est le cas, si c’est tout simplement, pour l’ordre établi et pour sa garde à gauche, l’heure parlementaire de la relève, n’en parlons plus. Si de nouvelles péripéties, incluant la structuration et la montée en puissance de la fraction de Syriza opposée au cours actuel des choses, montrent que la recherche d’une nouvelle voie politique à échelle de l’Europe, voire du monde, est encore vivante en Grèce, nous nous en réjouirons sans arrière-pensées.

Naufrage Politique

Par Catherine Tricot | 5 septembre 2015

Donné battu dans des sondages par la droite, Alexis Tsipras vient d’ouvrir la porte à une alliance avec le Pasok. Il l’assortit de quelques précautions comme le refus de voir revenir les principaux ministres compromis dans les politiques d’austérité. Mais cela ne trompera personne. Il s’agit de vétilles.

La très mauvaise politique appliquée par le Pasok, la droite, le Pasok et la droite ensemble, n’est pas le fait de quelques uns mais le fruit de choix politiques d’un parti, d’une sociale démocratie en déroute.

Pour nous qui avons accompagné, encouragé et espéré qu’en Grèce une autre expérience politique serait menée, cette annonce est désastreuse. Elle met une fin à cet espoir. 
On pourra toujours dire que la défaite prend racine dans le coup d’Etat de l’UE de l’été. Tsipras avait été contraint de signer un très mauvais texte. Il l’avait reconnu et c’était aussi à son crédit. Une manière nouvelle de faire de la politique qui n’esquive pas les difficultés et ne transforme pas en victoire les défaites. La voie que Tsipras et Syriza choisissait était étroite, difficile. Elle pouvait s’ensabler. C’est le cas.

Nous écrivions ici même, il y a quelques jours, que la gauche radicale souffrait trop d’une volonté de rectitude au prix d’innombrables désunions et de son impuissance concrète. Ce jugement un peu désespéré est particulièrement vrai dans les périodes si compliquées que nous traversons et que la Grèce endure.

Ces temps difficiles et neufs imposent d’inventer de nouvelles politiques, de nouvelles pratiques. Mais chacun sait aussi que l’invention n’est pas possible sans une certaine idée de ce que l’on cherche. Il n’était certes pas acquit que Syriza et Tsipras trouve une voie de sortie dans la situation économique et politique, aussi marquée, désormais, par la division de Syriza. Mais il est certain que Tsipras se perdra dans cette alliance avec des partis qui ne cherchent en aucune façon à dégager une voie de dignité et d’émancipation pour les Grecs. Vouloir éviter le retour de la droite ne justifie en rien de relégitimer un parti si déconsidéré et honnis. Et surtout cela tourne le dos à l’audace démocratique et à la recherche avec le peuple de solutions et de rapports de force. Tsipras avait eu l’audace de chercher une alternative au vieux système politique, économique et de porter le débat à l’échelle européenne. Que l’alliance avec le Pasok, voire Potami, se concrétise ou non, le fait est là : le signal politique est incompréhensible. Il est désastreux pour les Grecs. C’est un naufrage aussi pour nous tous, en Europe.

 

Lu sur le site de Regards